Ce que dit la MIQCP
Le guide s’adresse aux maîtres d’ouvrage publics. Il insiste sur quatre idées : le paysage est un milieu vivant, non standardisable ; la qualité d’un projet se juge sur la dynamique du processus plus que sur un résultat immédiat ; le maître d’ouvrage s’engage sur le temps long, entretien et gestion compris ; il doit savoir s’entourer des bonnes compétences à chaque étape.
« Un mauvais entretien peut avoir des impacts néfastes. » Médiations n° 31, MIQCP, 2022.
La phase aval, angle mort des consultations
La MIQCP pointe la rupture fréquente entre le projet et sa gestion : un aménagement conçu avec soin, puis entretenu sans comprendre l’intention paysagère, perd sa valeur en quelques saisons. Pour le maître d’ouvrage, la question se pose dès la consultation : l’entreprise retenue saura-t-elle traduire un plan de gestion en pratiques quotidiennes ?
Ce que qualifications et labels permettent de vérifier
Les qualifications attestent des moyens : compétences techniques, encadrement, matériel, références vérifiées auprès des maîtres d’ouvrage. Les labels vont plus loin et évaluent des pratiques sur chantier : préparation et suivi, gestion différenciée, reconnaissance des espèces, traitement des écarts. Ce sont des outils volontaires, non normatifs, qui aident à répondre à l’exigence de la MIQCP de savoir s’entourer.
Le tableau de correspondance, dix affirmations de la MIQCP et ce que qualifications et labels permettent de vérifier, est publié sur la page Achats durables et SPASER.